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Un accès universel de l’information et aux services de santé sexuelle et reproductive de qualité : un élément essentiel que la femme soit au centre des programmes innovants de protection sociale

l’Association Burundaise pour le Bien Etre Familial (ABUBEF) se réjouit de se joindre à la communauté nationale et internationale pour la célébration de la journée internationale de la femme, le 8 Mars de chaque année. Cette journée rappele le parcours des femmes ordinaires qui ont marqué l’histoire. Elle puise ses racines dans la lutte menée par les femmes depuis des siècles pour construire une société sans inégalités basées sur le sexe   .

Depuis la conférence sur la population et le Développent tenue au Caire en 1994 au cours de laquelle il a été reconnu que la santé sexuelle et reproductive est un droit et non une faveur et devrait être intégrée dans les soins de santé primaires, des avancées significatives en matière de droits sexuelles et reproductives ont été notées.

L’Association Burundaise pour le Bien Etre Familial (ABUBEF) soutient le thème retenu pour cette journée au Burundi « LA FEMME AU CENTRE DES PROGRAMMES INNOVANTS DE PROTECTION SOCIALE ». Elle voudrait donner sa contribution eu égard de sa mission de « promouvoir la santé sexuelle et reproductive ainsi que les Doits y afférents à travers le plaidoyer et l’offre de services de santé sexuelle et reproductive intégrés et de qualité pour tous, en synergie avec le gouvernement, les partenaires au développement et les autres intervenants, en mettant un accent particulier sur les groupes mal desservis »

Nous saluons les progrès accomplis dans la protection sociale et de l’enfant notamment à travers les engagements qu’a pris le pays lors de la CIPD et face aux ODD et en mettant en place des politiques et programmes qui protègent la santé de la mère et de l’enfant.

Avec notre vision d « une société burundaise où chacun à son âge jouit d’une bonne santé sexuelle et reproductive » nous ne pouvons pas parler de la protection sociale sans parler la protection des droits sexuels et reproductifs des femmes.

Nous voudrions attirer l’attention des décideurs et toutes les parties prenantes que malgré les avancées ; beaucoup de défis qui ne permettent pas à la femme d’accéder à un bien-être physique et mental lui permettant de maximiser son potentiel de productivité physique sont encore notés :

- Beaucoup de femmes ne connaissent pas leurs droits ni les mécanismes déjà en place pour les défendre surtout par manque de programmes adéquat d’informations ciblent les femmes les plus vulnérables ;

- Des barrières religieuses et socio culturelles persistent avec soit une opposition active ou des interprétations conservatrices des religions ou toute autre institution familiale ou sociale ;

- Les violences faites aux femmes restent encore une triste réalité dans notre pays suite à plusieurs facteurs favorisants :

* L’acceptation sociale des violences faites aux femmes surtout dans l’espace privé ainsi que les pressions multiples que subissent les femmes dans la Famille, et en société font que la femme ne porte pas plainte pour maintenir la cohésion familiale ou sauvegarder l’honneur ;

* La non dénonciation et l’impunité des agresseurs ainsi que les lacunes en matière de lutte contre les violences dans le cadre juridique actuel tel que la non criminalisation du viol conjugal et l’absence de législation spécifique couvrant la violence domestique,  font que même les actes de violence réprimés par la loi ne font pas forcement l’objet de plaintes auprès des autorités. Ceci aboutit à un cercle vicieux de violations des droits des femmes tels que les mariages forcés et souvent précoces suite aux viols ou aux grossesses non désirées et non planifiées ; l’acquittement des auteurs des abus et viols.

Au Burundi, les femmes continuent à faire face à de nombreux défis : l’autodétermination des femmes sans systèmes de santé garantissant l’accès équitable à des services de santé sexuelle et reproductive est difficile voire impossible. Beaucoup de couples n’ont pas accès à la planification familiale volontaire bien qu’ils le souhaiteraient.         

Par conséquent, chaque année, des milliers de femmes et de jeunes filles font face à des grossesses non désirées. L’accès à des services de planification familiale volontaire permettrait à des millions de femmes à ne pas faire face à la gestion des grossesses non désirées qui aboutissent dans la plupart des cas à des avortements à risque, des abandons de nouveaux nés et même à des infanticides pratiqués dans des conditions précaires pourraient être évités.

L’élimination de l’épidémie du VIH/SIDA devra passer par des programmes de prévention efficaces mettant les femmes au centre des interventions car le nombre des femmes et les filles infectées est le triple des hommes porteurs de VIH/SIDA.   

A l’occasion de cette Journée Internationale de Lutte pour les Droits des Femmes, et à la lumière de ce qui précède, l’ABUBEF lance un appel au gouvernement et à ses partenaires à mettre en place (renforcer ou améliorer) les lois, les politiques et programmes de santé de la reproduction ciblant les femmes et les filles en vue de leur permettre d’être au centre des programmes innovants de protection sociale :

- Certaines lois comme la loi la loi N° 1 /03 du 22 septembre 2016 devraient être traduites en langue nationale pour en faciliter la dissémination et complétés par des mécanismes de protection appropriées ;

- Certaines dispositions du code pénal devraient être révisées en tenant compte des défis actuels

- Une loi spécifique sur la santé sexuelle et reproductive devrait être mise en place pour adresser les questions clés telles que la contraception chez les jeunes ; le maintien des filles victimes de grossesses non désirées ; la prévention des avortements à risque et éviter la mise en place des mesures discriminatoires.

- Le Burundi reste un des pays qui ont signé mais qui n‘ont pas encore ratifié la charte africaine des droits de l’homme et des peuples relatif aux droits des femmes en Afrique (Protocole de Maputo) ce qui bloque le dialogue sur certains sujets pertinents dans la protection des droits sociaux des femme et de l’équité genre.

Nous soutenons et encourageons la mise en place des mesures pour prévenir et lutter contre les grossesses non désirées chez jeunes filles scolarisées et nos scolarisées mais nous voudrions attirer l’attention des décideurs et autres parties prenantes que toute mesure discriminatoire restreignant les libertés individuelles reste contre la santé reproductive.                    

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L’Association Burundaise pour le Bien être Familial (ABUBEF) est une Association Sans But Lucratif, dont la mission est d’appuyer les efforts du gouvernement dans la promotion de la santé sexuelle et de la reproduction. Elle a acquis sa personnalité juridique le 21/10/1991 par ordonnance n°550/333 du Ministère de la justice. L'ABUBEF souscrit aux buts et politiques de la Fédération Internationale pour la Planification Familiale (IPPF) dont elle est membre à part entière depuis 2002. 

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